jeudi 26 juin 2008

Potes en scène

Mes bons amis, mes joyeux dégénérés,
Si vous êtes sur Paris cet été, le 1er juillet ou le 2 août, je vous conseille vivement d'aller passer une soirée en compagnie de Cap'tain Carnasse et sa Momie. Ils sont barrés, drôles, touchant et foutrement imbéciles, je les aime.

En deux mots, c'est de la chanson costumée, accompagnée d'une contrebasse (Carnasse) et d'une batterie dépouillée (La Momie). En cherchant sur Youtube et Dailymotion, vous trouverez quelques vidéos de ce duo improbable et délicieusement atteint.

jeudi 12 juin 2008

Regarde où tu mets les yeux (quand tu vas au Japon)

Au Japon, les yeux, c’est important. Il faut savoir les poser où il faut, au risque de choquer votre entourage, ou pire, de louper quelque chose.
Commençons par ce qu’on trouve en kiosque, voulez-vous. Les magazines. Avec un sens aiguë de la clairvoyance, nos amis japonais savent donner un juste titre à une revue consacrée à l’apparence sous toutes ses formes, futilité comprise.

PQ, donc, regorge de beautés plus apprêtées les unes que les autres, qui s’exhibent comme autant de poupées dans un catalogue de jouets à la veille de Noël (chez nous). Coiffures, robes, maquillage, tout y passe, avec en point d’orgue des pages entières consacrées aux faux ongles.

Les ongles, chez les filles, c’est important. Au Japon, elle vont jusqu’à se coller des ribambelles de strasses dessus. Les ongles (faux) sont si longs qu’elles ne parviennent plus à fermer le poing. J’ai pu observer, dans le métro, une fille éclater ses ongles en voulant se rattraper, dans un malheureux réflexe, à une barre au moment d’une secousse. Beauté n’a jamais rimé avec pratique, à Tokyo encore moins qu’ailleurs.

Pour nos amis les chiens, la plupart du temps de petite taille et pouponnés à souhait, un magazine existe également, dont le titre est tout aussi lucide que le précédent.

Peiku ne s’écrit pas pareil, mais il concerne lui aussi la beauté, version canine. Il faut savoir que les nippons aiment les chiens petits, qu’ils dorlotent tous de la même manière que la pire de nos mamies branques. Nous avons donc, dans les rues des villes, des boutiques entières qui leur sont consacrées, où l’on trouve des rayonnages entiers de tee-shirts pour chiens, de maisonnettes, de lunettes, de chouchous et autres accessoires d’embellissement.

Le mini-clébard, papouillé comme une peluche, fait la joie de ces jeunes-femmes-petites-filles, qui savent si longtemps garder jeunesse.

Et pour les hommes, plus sérieux dans leur conception de la couverture, il existe un périodique nommé virilement Tarzan, dans lequel le mâle est mis en valeur. Moins de paillettes parmi les pages de celui-ci, mais vous remarquerez que nos mannequins ne sont pas asiatiques. Rassurez-vous, on y trouve tout de même jeans déchirés et de coupes mangas, qui sont les signes distinctifs les plus évidents de la jeunesse à couilles japonaise.


Comme ici, donc, à chacun son magazine. Le Japon est un éventail finement travaillé, aux milles couleurs chatoyantes, qui caresse la rétine au même titre que l’âme.

C’est à peu prêt tout pour aujourd’hui.

mercredi 11 juin 2008

Lundi, soyez là !


Le CRUMBLE CLUB fera une représentation de 45 minutes, lundi 16 au soir, à la salle El Inca de Bordeaux (28 rue St Colombe). J'espère y voir des têtes amies et des bouilles ravies !

lundi 9 juin 2008

Un doigt de pub

Je n'ai pas l'habitude d'ouvrir les spam, mais cette fois-ci, je l'ai fait. L'intitulé était titillant. Et j'ai bien fait, en quelques lignes, nous avons de la poésie mondiale. Quand on comprend rien, on comprend ce qu'on veut, hein.
Reproduit tel quel (et même copier-collé), voici ce que j'ai reçu hier :

De : Soyez En Bonne Maintenant?
Objet : Merci, NOM! LE NOM Me rend Plus heureux que!

Dans le cas EuroPharmacie, vous pouvez sans soucis 100% legale-ment des medicaments par les fabricants connus en acheter… et vraiment tres favorables. Pour cela, nous sommes avec notre nom. Nous controlons la qualite des medicaments qui sont vendus EuroPharmacie et ne peuvent confirmer - il etait jusqu'a present toujours parfaitement.

Le meilleur, ce que la medecine moderne peut vous offrir

http://stretchadd.com

Nous avons ete par VISA et MasterCard. Anonyme achat.

dimanche 25 mai 2008

Plaisir d'offrir, joie de recevoir...

En ce dimanche crado, deux heureuses nouvelles viennent snober mon ciel tout gris. Tout d'abord, mon dernier album vient de sortir (depuis quelques jours déjà, mais je l'apprends à l'instant). Il s'agit d'"Une maman toute entière", un regard tendre sur une maman obèse et pleine d'amour, illustré par la douce patte de Luc Melanson et sorti chez Milan.


Ensuite, "Pourquoi j'ai tué Pierre" a obtenu ce week-end le prix du meilleur scénario au salon d'Erlangen, en Allemagne ! Je n'ai pas pu m'y rendre mais Alfred y était, et il a ramené un joli médaillon que je vous montrerai bientôt.

mardi 13 mai 2008

De retour au pays

Fichtre de bigre ! Les amis, quelle virée ! Je suis rentré cette nuit du Japon, avec des lumières, des bruits, des images et des saveurs plein le dedans.
Un mois de baroudage dans tous le sud du pays, ça laisse des traces. En voici quelques-unes avant de vous en faire une bilan complet sous forme de chronique que l'on retrouvera dans le Psikopat à partir de la rentrée. J'ai relevé ici et là quelques petites choses à vous montrer, afin de partager avec vous mon Japon à moi, celui que mes yeux ont vu. Mais avant cela, vous ne serez pas contre quelques clichés imbéciles :

Le Japon, bien sûr, c'est avant tout la sérénité au sein de ses jardins composés et autour de ses temples délicats...


Oui mais le Japon, c'est également le rire, la joie et des tas d'amis avec lesquels s'amuser...


Ah, mais le Japon, c'est aussi l'expression de tous les arts, et la musique en tête...


Oh, mais la Japon, ça peut être dangereux, avec sa faune étrange et sauvage...


Eh, le Japon, c'est rock !


Enfin, quoi, le Japon c'est surtout la spiritualité, celle qui vous pousse hors du cadre par sa respectueuse présence.


Et la peur, mes amis...


Autrement dit, mille choses admirées, vécues et gardées en mémoire. Je reviens vite vous en offrir quelques bribes.

samedi 12 avril 2008

Dernières bonnes nouvelles

Ah, les petits bonheurs, juste avant de décoller... Tout d'abord, je viens d'apprendre que "Pourquoi j'ai tué Pierre" est sélectionné en Allemagne, au Festival d'Erlangen, pour le prix du meilleur scénario. Eh oui, une version allemande est sortie il y a quelque temps. Avec Alfred, on va relire Goethe...


Et puis : A Y EST ! Le Fils de la Conteuse sort ! Je viens tout juste d'en recevoir quelques exemplaires. Pour mémoire, il s'agit d'un roman pour ados (sorti chez Grasset) qui suit le parcours d'un garçon, de ses cinq ans jusqu'à l'âge adulte, durant lequel il va tenter de trouver sa voie dans l'ombre étouffante de sa mère, conteuse célèbre et personnage débordant. J'y parle beaucoup de théâtre...


Aller, là-dessus, sourire aux lèvres et fourmis dans les pattes, je vous laisse pour un bon moment...

jeudi 10 avril 2008

Avant le départ

Hello les zômis !

Quelques petites nouvelles avant le grand départ. Je décolle dimanche pour un mois au Japon, accompagné de ma fille, voilà, comme ça, pour le tourbillon. Mais avant ça, savez-vous, que s'est-il passé de passionnant pour ma pomme ces derniers temps ?
Il y a eu les Escales du Livre à Bordeaux. Merveilleux moments durant lesquels nous avons gloussé beaucoup et jouer, avec Alfred, nos Contes Imbéciles (deux fois) et surtout le Crumble Club, pour une soirée absolument délicieuse. Je n'ai pas encore de choses à vous montrer, je ferai ça au retour.

Vient de sortir un recueil de nouvelles sur le thème : "Secrets de Famille", dans lequel j'ai écrit un texte. Les nouvelles sont aussi tordues qu'effrayantes, la mienne est entre les deux. L'éditeur, Malpertuis, vend ses bouquins en ligne. Vous les trouverez aisément en cherchant : éditions Malpertuis, ah ce que c'est chouette quand la vie est aussi simple.


Mais aussi, et c'est important, j'ai vu cette étonnante requête sur une vitrine, à Bordeaux donc...

On lit pas tout bien, mais je vous jure qu'il est écrit : "Merci de ne plus crotter devant ces 2 portes". J'aime Bordeaux.

Et j'ai bouclé les deux prochains Psikopat, à savoir celui de mai et - notez bien ça - celui de juin-juillet-août, qui fera 200 pages, pour fêter le 200 ème numéro ! (roulement de caisse claire et coup de cymbale !).
Voici donc les trois prochaines Perle Noire, en exclusivité et en couleur (brôlôbrôlôbrôlô... Tchiiiing !)


Une jeune adolescente aux prises avec les affres de l'amour, et qui, si on lit gentiment entre les lignes, se fait complètement avoir par son salopard de petit copain...


Yves Lecoq en romantique amoureux, Dieu qu'il était jeune et chevelu...


Et deux hallucinants Néerlandais, un père et son fils (admirez la cravate fine en cuir du gamin, p'tain j'avais la même en rose), qui chantent en français sur une face. A déguster, ce sont des petits oignons.

J'essayerai d'alimenter le blog depuis le Japon, de vous donner des nouvelles, de vous montrer des trucs et des bidules. Si rien ne se passe, c'est pas forcément parce qu'on est mort, c'est parce que je suis un poil trop truffe pour comprendre comment fonctionnent les cyber-café là-bas.

D'ici là, n'oubliez pas, soyez toujours tendre et stupide, selon la douce définition de Philippe Katerine.
Bises à tous...

jeudi 27 mars 2008

Regarde où tu mets les yeux (2)

Cette fois-ci, c'est à Nevers que j'ai posé mes valises durant une dizaine de jours. Sympathique salon dans une abbaye en restauration (pour l'atmosphère) et barbotage de la caisse du libraire dans la nuit de samedi à dimanche (pour l'ambiance). Ensuite, je suis parti pour une semaine de rencontres dans les écoles. Mais vous avez pigé le principe : ce qui m'intéresse, c'est les rien du tout qui traînent à droite à gauche et qui me font stupidement glousser.
Donc, que peut-on voir, à Nevers ?

Une école privée (et solidement catho) installée dans une rue au doux nom évocateur. Les Montapins, qu'est-ce que c'est, au juste ? Des Reliefs de prostituées ? Eh, je ne blasphème pas, je m'interroge !


Une ferme qui annonce clairement la couleur. Quand on vous dit que fumer de l'herbe ça rend nigaud...


Un magnifique fauteuil dans un délicieux hôtel à la déco kitchissime. C'est pas grand chose, mais ça fait toujours plaisir à voir. Et puis ça m'a fait penser à Franquin. C'est jamais mauvais de penser à Franquin.


Le slogan radical d'un caviste qui milite ardemment contre les dangers de la route. Parce que ça fait beaucoup trop de victimes. En ce qui concerne la santé publique, on verra plus tard. On ne peut pas combattre sur tous les fronts, hein !


Mais je n'ai pas fait que me balader, savez-vous. J'ai également conté quelques histoires stupides dans deux médiathèques (ci-dessous à Nevers, dans une salle très joliment nommée La Grotte)...


Et récolté quelques travaux d'enfants réalisés autour de mes bouquins, notamment deux magnifiques oeuvres politico-poétiques consacrées à Monsieur Rouge.



Une bien belle semaine, en quelque sorte...

dimanche 2 mars 2008

Regarde où tu mets les yeux

Revenant d'une très agréable semaine sur l'Ile d'Oléron, durant laquelle j'ai rencontré des tas d'enfants charmants, des enseignants adorables et des organisatrices délicieuses, j'ai posé les yeux ici et là.
Par exemple, en cherchant un peu, l'Ile d'Oléron peut vous offrir de très satisfaisantes boucherie-charcuteries, dont le sachet reproduisit ci-dessous illustre tout le sérieux d'une maison respectable.



Mais attention, s'aventurer au sein de l'Ile peut être risqué. Il est des endroits, un peu cachés, qui demandent témérité et courage pour être découverts. C'est le cas de l'entrée dans la Citadelle de Château d'Oléron. Oui, ça fiche la trouille.



Encore plus dangereux ! Durant cette période pré-municipales, les panneaux fleurissent d'affiches improbables. Celle-ci, tout droit issue de la fantasmagorie xénophobe des années 20, concerne un parti moribond dont il n'est pas nécessaire d'écrire le nom. En matière de communication, nous sommes dans le pur symbolisme de masse. Pour une publicité un peu plus efficace, ces messieurs devraient solliciter les compétences de Séguéla. S'il n'est pas encore prêt à servir leur cause, il n'est pas loin.



Ouiii, bien sûr, ça fout les jetons, mais rassurez-vous, sur l'Ile d'Oléron il y a de quoi passer du bon temps. Oublier ses petits soucis. L'animation est assurée toute l'année, et en ce mois de février, vous pourrez compter sur des petits lieux pittoresques dans lesquels vous serez certains de trouver une belle chaleur humaine.



Mais si vous ne voulez pas sortir, vous pouvez toujours picoler à la maison en passant acheter quelques bouteilles chez un viticulteur au doux nom rassurant.


Tout cela, bien sûr, fait naître quelques états d'âme...

dimanche 24 février 2008

Une vieille histoire pour les plus jeunes



Après quelques années d'attente, d'incertitude et de rebondissements, Ti-Grô et le Mamoumouth sort enfin chez Petit à Petit. Il s'agit d'un album pour les minots (à partir de 7 ans, disons), qui se penche sur une famille de Néandertaliens dont le fils, pas chasseur pour deux sous, va entrer en conflit ouvert avec son père, gros balourd inventeur d'armes tarabiscotées. Quand une famille de Cro-Magnons s'installe non loin de là, Ti-Grô, notre jeune héros, va découvrir l'art du dessin, ce qui déplaît énormément à Pa-Grô, son chasseur de père.



Jean-Denis Pendanx a merveilleusement illustré ce texte, en utilisant une technique de gouache appliquée sur du papier noir. Le résultat est vraiment impressionnant, j'aurais même tendance à dire "à tomber par terre", mais je n'ai pas envie que vous vous fassiez mal.
Jean-Denis m'avait déjà illustré deux romans sortis chez Magnard : "Y a pas plus trouillard qu'un vampire" et "Le sourire de mémé". Incontestablement, ce garçon a du talent.

dimanche 10 février 2008

Perle Noire du mois... Perle Noire d'après...


Ce mois-ci, dans Psikopat, Ronny Coutteure nous vante tous les bienfaits de la pression servie par Fredo, en ch'ti et avec bonne humeur. Son 45 t - Eul' Bibine à Frédo - est décortiqué, analysé et remercié par mes soins et avec un respect non feint, dans les pages du mensuel bédé en kiosque jusqu'à début mars, parce qu'il mérite au moins ça, Ronny.


Et le mois prochain nous resterons dans la camaraderie avec jean-Luc Marpeau, illustre inconnu mais amis sensible, qui rend hommage à ses poteaux, dans son délicieux morceaux intitulé : "Les Copains." Petit extrait pour vous donner une idée de l'ampleur de la chose : « C’est avec eux que j’ai grandi / C’est avec eux que je vieillis / Certain sont oubliés peut-être / Mais dans mon cœur je les regrette / Les copains ». C'est beau, c'est chaleureux, c'est de l'émotion à l'état brut. A découvrir dans Psikopat à partir du 7 mars.

vendredi 25 janvier 2008

Petit avant-goût

Mon prochain roman sortira fin avril chez Grasset. Il en est à ses derniers petits rebidouillages. L'histoire est celle d'un garçon, Pablo, et de sa construction, à partir de ses cinq ans, jusqu'à son âge adulte. Dans l'ombre de sa mère, conteuse reconnue, dont la célébrité amplifie, il tente de se trouver, et d'atteindre son rêve de môme : devenir clown. Face à face douloureux et agité entre deux artistes, l'un confirmé et l'autre en chantier.
Je viens de recevoir l'illustration de la couverture. Cette petite merveille est signée Maurizio Quarello, et j'en suis plus que ravie.

dimanche 20 janvier 2008

Merveilleuse PQR

Pour ceux qui ne l'ont pas en tête, la PQR c'est la Presse Quotidienne Régionale. Elle rend compte des trucs qui se passent dans le coin. Ce week-end, donc, j'étais invité dans des écoles de Désertines (dans l'Allier, savez-vous). Un journaliste est passé en coup de vent, il a pris une photo et écouté sept ou huit mots d'une réponse que je faisais à un gamin, avant de disparaître fissa. Il en a tiré la merveilleuse légende ci-dessous. Depuis, j'ai beau me casser la tête, je n'arrive pas à comprendre le véritable sens de cette improbable déclaration. Mais je crois en fait que les correspondants de la PQR sont des poètes.

mardi 8 janvier 2008

En attendant...

Pas grand chose à vous annoncer pour le moment. C'est en train de se préparer. Alors, histoire de vous montrer un petit quelque chose, voici une adorable figurine représentant le petit Olivier de "Pourquoi j'ai tué Pierre", à sept ans. Cette merveille a été réalisée en un unique exemplaire, par l'une de mes filles, pour mon Noël. Voilà. C'était juste comme ça, en attendant d'autres nouvelles.



Et puis aussi : bonne année à tous. Qu'elle soit plein de lumière, de sucre, de frissons, de youpis et wouah-la-vache !